En modifiant une photo, il faut travailler chaque pixel. Dans ce genre de capture ça amène forcement à observer ce qu'on avait pas remarqué. Les visages de ces inconnus m'ont hypnotisés, j'ai cru qu'ils me fixaient. C'est fou ce que des inconnus peuvent changer chez soi. Eux ils ne le savent pas, mais chaque contact ou absence de contact modifie nos choix et notre façon de percevoir. La tristesse d'un film peut si facilement faire ressortir ce que vous vous tuer à effacer, à enfuir, à cacher dans le seul endroit que vous pensez connaître; au fond de vous.
Dimanche c'est demain, ce qui signifie qu'après cela les vacances de Pâques feront partie du passé, c'est tellement dommage, mais ce que je regrette le plus là dedans ce n'est pas Ostende, l'Alsace, Strasbourg, la soirée chez Max, la piscine etc. mais plutôt ce qui arrive. Cet exposé qui me paraît insurmontable surtout, puis la fin des projets. Il ne reste qu'Amsterdam à attendre et une fois revenus qu'est ce qu'on fait? Qu'est ce que je fais? Je déteste d'avance cet exposé, je déteste d'avance le mois de mais et je hais celui de juin. Il suffira de bosser, on va essayer que ce soit vrai. Ca va être dure et ça va pourrir le reste. C'est con.
C'est tellement con cette idée que tout s'arrête maintenant. Que va se suivre une mauvaise période. Les mois de février et mars ont été une catastrophe, et une belle. Peut-être que c'est simplement l'année 2009 le désastre?
Je ne fais plus rien de vraiment actif, sûrement parce que j'me planque, je freine le cours des choses à ma manière. J'ai une de ces trouilles bleues les amis. Je vais bien, j'ai juste affreusement peur. Peur de rester coincé dans cette année et peur d'avancer. Peur des examens c'est certains, peur du nombre à en étudier pendant l'été. Peur de me planter dans mon job d'été, peur de passé le mois d'août loin de vous et de me dire que j'ai oublié de profiter du temps qu'il me restait, peur de la fin des 5L2 parce que nom de Dieu on est terribles, peur de la rhéto et de l'éloignement qu'elle causera. Tout s'emballe, tout va trop vite. D'ici quelques mois, je n'aurais plus le choix, je devrai construire de vrais projets et m'y tenir, je devrais me préparer à entrer à quitter une route tracée par d'autre pour me blesser le corps à construire la mienne. J'ai pas envie. La jeunesse manque d'avenir blablabla. La jeunesse manque de confiance point barre. On nous bourre le crâne comme quoi ce sera dure, qu'on va tout perdre de ce qu'on a maintenant alors pourquoi on aurait envie d'aller là-bas. C'est le contraire de la logique, on est pas fénéants non, on est juste pas stupides, on sait que là-bas c'est pourri, on le voit bien. Je veux juste que quelqu'un me dise que j'ai tord, même si j'aime pas ça, que c'est plus facile qu'on ne croit, que ce qu'on croit dur, c'est juste un putain d'effet placebo produit par la peur. C'est con la peur.